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I had a dream – Taddei et le cénacle des couilles molles

I had a dream - Taddei et le cénacle des couilles molles dans L'humeur d'Edouard frederic-taddei 

Hier soir, chez Taddei, des personnes d’une grande intelligence discutaient du caractère mensonger de l’image. Il y avait deux photographes, une femme aux cheveux blancs et un homme au crâne d’œuf, rasé d’aussi près que possible. En face, un écrivain précieux tordait la bouche en jouant les modestes tandis qu’un jeune loup du neuronique aboyait à intervalle régulier ou levait la patte au dessus de son cube suédois. Il y avait également un couturier au grand cœur, vraie tapette géante qui regardait l’assemblée avec un œil de merlan frit. Une gouine aux cheveux gras, le métal planté dans la narine et la lippe simiesque arbitrait le débat en distribuant les bons points.

Le pauvre Fredo avait les crocs, son aréopage de jacobins déblatérait des inepties. Tandis que le scribouilleur parlait, les autres buvaient de la coupette en fourbissant des propos juteux. Devant mon écran, l’œil plein de sommeil et la zappette en vrac, j’imaginais la soirée idéal entre intellectuels du service public et reprenais une cahuète.

Faut-il douter de tout, telle est la question que je poserais au cénacle des couilles molles. I had a dream et si je me prenais pour Taddei ?

« La babouine se rencogne dans son plastique, la bavante est inutile, évidemment qu’il faut tout mettre en doute. Le zéro pointé gerbe une réponse qui fait flap. La tapette voudrait bien se farcir l’oignon du quidam, elle branle du chef en susurrant son agrément. Je pressens l’assentiment général et j’ai un peu les foies, j’aurais dû faire venir un poussiéreux du ciboulot, le genre a ne pas être d’accord. L’écrivain gargouille, son verre de champ’ lui donne des gaz. La grosse nouille de photomaton lui tape dans le genou, pourrait s’excuser le gros lard. La garniture de quiche s’étouffe dans son baccarat, veut riposter mais en est empêché par le jeune loup qui se lance dans une diatribe pas piquée des hallebardes, ça remplit l’air de mots sonnants et trébuchants comme des slogans politiques. J’en ai ma claque de ce petit con, voudrais lui dire que la seule chose dont je ne doute pas est son incommensurable connerie mais je dis à la place « Oui Jean Philippe, mais l’image n’est-elle pas faussée par nature dès lors qu’elle nécessite une prise de vue par un sujet pensant ? » Et je rajoute pour faire bonne figure. « Nonobstant son accointance avec la famille Sarkozy ». Le cercle cérébrospinal sourit de connivence, le couturier ose un « Kuf ! Kuf ! ». Jean Philippe qui ne doute de rien continue sur sa lancée et j’ai des envies d’étripage.

 1oliv dans L'humeur d'Edouard

Faudrait l’étrapouiller ce gueuleton, fait rien qu’à dire du mal et réclamer la révolution. Parait qu’il en pince de la donzelle pas bégueule dans son université, m’étonne pas, a une tronche de pervers. Au bout de cinq minutes de diahrée, je lui coupe la bavante et relance le débat en m’adressant au coussin péteur. L’écrivaillon est en train de se crêper le planétarium avec la championne du slip. Et vas-y que ça te balance des gnons dans la caboche, et que je t’arrache des touffes de velu. Je sonne pas le gong, c’est bon pour l’audimat, manque plus qu’un peu de sang. La tapette pousse des cris de tapette. La boule à zéro lui envoie son verre au travers du pif. C’est bien parti, je sens que le débat s’élève. Le louveteau profite du bordel pour poursuivre ses marxismes. Je le laisse faire. Dans l’oreillette, le producteur a un orgasme. Le corniaud doit mouiller du slim comme jamais. M’aperçois que la gouine a disparu, doit être en train de sniffer un rail aux chiottes la pétasse. C’est ma meilleur émission, je vais être augmenté c’est sûr. Carolis va me manger dans les mains.« 

Finalement, je me suis réveillé. Sur l’écran, les invités de Taddei avaient toujours l’air de poules dans un poulailler. Ils étaient sérieux, responsables, d’accords. La bouche pincée, ils susurraient des banalités philosophiques en se caressant la jambe. J’ai éteins.

Edouard.

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