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Prince of Persia – Mike Newell – E

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Prince of Persia, l’empereur du persil, le roi de la salade, l’iconoclaste de la moutarde, l’entiché de vinaigrette, Jerry Bruckheimer est un producteur qui nous sert le même plat à chaque film, c’est d’une stupidité abyssale, d’une inutilité sidérante, on se pince, on s’ébroue, on regarde et on ne voit rien sur l’écran qu’un immense trou, marmite dans lequel le bienheureux américain balance la même recette depuis le début des années 80, un héros rebelle, du fric partout, dans les décors, les costumes, les effets spéciaux, la sempiternelle histoire aux enjeux planétaires, le bien qui est vraiment trop con pour qu’on s’y attache, le mal qui est très méchant, sournois et probablement républicain, et un final grandiose à la palette graphique. Quand les lumières se rallument, je rattrape in extremis un filet de bave qui s’égoutte gentiment, j’ouvre les yeux, m’étire comme après une bonne sieste, regarde mes amis, ils ont un air de fesses endolories.

De ce film, rien à tirer, l’interprétation est nulle, Jack Gyllenhaal est un héros mou du genou sans aspérité, Ben Kingsley rempile dans un énième rôle de méchant de série B, et dire que ce type a interprété Gandhi, la belle a des lèvres hollywoodiennes à 5000 dollars l’injection, la réalisation est celle d’un honnête faiseur de pub pour Disneyworld, les courses poursuites sur les toits sont incrustées à la truelle sur fond de ciel bleu, que c’est pauvre, que c’est niais, que c’est chiant. Un lueur d’espoir point à l’apparition d’Alfred Molina en organisateur de courses d’autruches, elle est de courte durée, il est irrémédiablement perdu pour la cause, faux rigolo, faux dur, vrai gentil crétin qu’on a envie de baffer à la seconde réplique. L’histoire est atterrante d’idiotie, niveau maternelle et encore, il faudrait que les gniards soient vraiment très bêtes, sans doute américains avec un gros cerveau plein de glucides, de gras, une éponge à merde.

D’ordinaire, ce genre de film rattrape ses limites par des scènes spectaculaires, bourrage de mirettes bienvenu et pour lequel on a payé mais las… dans ce film, on se bourre les mirettes d’images fadoches, d’écroulement numériques du plus bel effet Windows 2008, de combats « même pas mal » mis en scène par papi Mougeot, arthritique au dernier degré, le pauvre ne peut plus bouger sa caméra, d’effets spéciaux tellement vus et revus, paillettes dorées voltigeant dans les airs, qu’on se croirait à une réception chez l’ambassadeur. Nul, nul et renul. E.

Edouard.

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